Is flirting online disconnected from reality? - Le Mot Juste
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Is flirting online disconnected from reality?

Dating online is the new way flirt but how do we acquire these new social codes?

Is flirting online disconnected from reality?

© Priscilla du Preez

LES RESEAUX SOCIAUX SONT-ILS DEVENUS UN INCONTOURNABLE DE LA DRAGUE AU 21EME SIECLE ? A L’HEURE OU CHACUN EST VISSE A SON ECRAN DE TELEPHONE TOUT AU LONG DE LA JOURNEE, ABORDER QUELQU’UN SANS AVOIR L’IMPRESSION DE DERANGER REQUIERT DE L’AUDACE. BEAUCOUP CHOISISSENT DONC DE FAIRE DU PROBLEME LA SOLUTION ET DRAGUENT ONLINE.

Toutes les données chiffrées sont tirées du sondage réalisé par YouGov en 2018 pour l’application de rencontres Happn (permettant de retrouver des personnes croisées qui nous ont tapé dans l’œil).

CONTRAIREMENT aux sites de rencontre sur lesquels les inscrits cherchent clairement à rencontrer quelqu’un, les réseaux sociaux sont une vitrine du quotidien dont l’accès n’est pas toujours laissé public, ce qui n’empêche pas l’envoi de message. Sur le podium des applications les plus utilisées : Instagram (galerie d’images), Linkedin (réseau professionnel) et Facebook (réseau d’amis recensant les événements marquants de sa vie) qui vient tout juste de lancer une nouvelle fonctionnalité, le Secret Crush. Grâce à elle, l’utilisateur sélectionne jusqu’à 9 contacts qui lui plaisent en les plaçant sur une liste secrète. Les contacts y figureront seulement s’ils ont aussi placé l’utilisateur sur leur propre liste. « Tous les modes de rencontres sont intéressants dès lors qu’ils rompent la solitude, qu’il s’agisse du net ou de moyens plus traditionnels » avance Anne Berthus, auteure du Guide de la séduction sur Internet, déclarant qu’il faut bien vivre avec son temps et prendre en considération le nombre de personnes connectées. « L’essence du réseau social est l’exposition d’une image de soi à la désirabilité sociale optimale : n’est-ce pas la définition de la séduction ? » interroge Arthur, 22 ans, étudiant en psychologie et lecteur de nos chroniques.

POURQUOI c’est facile ?

La drague est une activité difficile pour 57 % des français. Une majorité des sondés (52 %) se réjouit que ces applications existent pour leur faciliter la tâche dans le jeu de la séduction.

– Avec Instagram, on se base essentiellement sur ce que l’on voit. La variété des filtres embellisseurs travestit régulièrement l’apparence de la personne mais si on est fin lecteur, on peut déceler quelques caractéristiques de l’utilisateur qui se présente sous son meilleur jour (son degré d’autodérision, ses prises de position, son goût pour une activité…). Au-delà de l’harmonie d’un visage ou les courbes d’un corps, il y a lieu de s’intéresser à la façon dont la personne se met en scène, aux mots qu’elle emploie et à ses centres d’intérêt.

– Avec LinkedIn, on mise sur la respectabilité du lien professionnel, on ose plus facilement louer une compétence ou une expérience. Grâce au CV, on a accès à des indications sur la personne que l’on ne découvrirait pas dans un contexte de drague classique.

– Avec Facebook, on s’appuie sur le réseau, arguant que « les amis de mes amis sont mes amis » et on envoie une requête basée sur la connaissance d’un ami commun, la fréquentation d’une même école ou un intérêt partagé pour un événement à venir.

Snapchat, très appréciée des plus jeunes et même Twitter, plus politisé, permettent tout autant de compter fleurette.

Même lorsque la drague intervient dans un contexte réel, elle se poursuit à travers les réseaux sociaux. En parcourant les comptes de la personne rencontrée, on amasse des informations sur elle qui sont un premier indice de compatibilité. Autrement dit, qu’il suive une rencontre réelle ou soit à l’origine du contact, le virtuel reste une phase d’accroche pour donner envie de pousser plus loin l’échange.

QUELLES EN SONT LES LIMITES ?

L’approche via les réseaux, puisqu’elle prive des paramètres de séduction de prime abord tels que l’énergie, la gestuelle, les émotions, l’odeur, la voix, le regard et le contact, doit permettre de justifier une rencontre physique, à laquelle il vaut mieux rapidement aboutir au risque d’être déçu à force d’idéaliser le fantasme virtuel ou de s’installer dans la friendzone. Aussi, l’accessibilité aux profils d’inconnus que l’on serait tenté de séduire rend la chose addictive d’autant qu’il est possible de s’engager dans une relation sans cesser d’échanger quelques messages avec un ou plusieurs prétendants fictifs (c’est le multi-targeting et 29% des hommes s’y adonnent contre 15% des femmes), d’où le débat sur l’infidélité numérique pour les gens casés : chater, c’est tromper ?

Internet met à l’aise et multiplie les opportunités mais ne remplacera jamais l’alchimie entre deux personnes qui se plaisent mutuellement. Tout le monde s’accorde sur le fait que draguer dans le monde physique est plus grisant et plus flatteur selon que l’on drague ou soit dragué. Mais qui a dit que c’était incompatible ? Faire des réseaux sociaux un allié, c’est exploiter au mieux un outil de socialisation pour multiplier les opportunités et provoquer sa chance en court-circuitant le hasard… sans pour autant ignorer la beauté d’une rencontre fortuite au coin de la rue !

Ce que vous en pensez à 20 ans :

  • Carlo : Sur les réseaux, on est tous beaux, drôles, intelligents ! C’est la solution de facilité mais ça ne veut pas dire qu’elle paye. La drague réelle c’est bien mieux, hélas l’opportunité ne se présente pas toujours.
  • Noëlle : On est influencé par ce que l’autre publie de lui sur les réseaux sociaux, au risque de ne finalement pas vouloir aller plus loin. En revanche, on rencontre des gens que l’on n’aurait jamais rencontré autrement et cela favorise l’échange dans les relations à distances.

Ce que vous en pensez à 40 ans :

  • Adrian : Je n’ai jamais connu les réseaux sociaux du temps de mon célibat, je me dis que cela ne serait pas facile de les utiliser à des fins de séduction. Pourtant, j’ai l’impression que c’est devenu impossible d’aborder une femme que l’on ne connaît pas et qui nous plait sans que cela soit mal pris.
  • Sarah : Je préfère être draguée de la façon qui me trouble le plus : c’est beaucoup plus joueur et plus enivrant dans la vraie vie, c’est là que se produisent des connexions ! Cela demande davantage de courage que d’envoyer en photo son meilleur profil.
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