Anejaculation, what is it? - Le Mot Juste
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Anejaculation, what is it?

Anejaculation is a real sexual issue for men. What is it? Where is its origin?

Anejaculation, what is it?

© Frédéric Louineau

SOUVENT MISE DE CÔTÉ QUAND ON S’INTÉRESSE AUX TROUBLES DE LA SEXUALITÉ MASCULINE, L’ANÉJACULATION EST UN PHÉNOMÈNE MOINS FRÉQUENT QUE L’ÉJACULATION PRÉCOCE OU LES TROUBLES DE L’ÉRECTION MAIS QUI CONSTITUE TOUTEFOIS UN HANDICAP À UNE VIE SEXUELLE ÉPANOUIE.

C’EST une absence d’éjaculation à l’extérieur de la verge (par le méat urétal) en dépit d’une excitation sexuelle et d’une érection suffisantes. L’anéjaculation peut être primaire (depuis toujours) ou secondaire (apparue au cours de la vie). Dans le premier cas, elle est très souvent d’origine psychopathologique ; dans le second, elle peut être liée à des causes psychopathologiques comme organiques (blessure médullaire, sclérose en plaques, diabète, une chirurgie de la prostate…). Aussi, elle peut être permanente comme uniquement liée à la pratique de la pénétration.

L’ORGASME

Il ne conduit pas nécessairement à l’éjaculation. Avoir un orgasme sans éjaculer est possible (orgasme sec) tout comme il est possible bien que rare d’éjaculer sans avoir d’orgasme (l’incapacité à jouir est appelé anorgasmie). L’absence d’éjaculation et l’absence d’orgasme sont généralement liées.

LES CAUSES

Si certains médicaments (type anti-dépresseurs) peuvent conduire à des troubles de l’éjaculation secondaire et qu’un simple interrogatoire permet d’écarter les causes organiques, il faut pouvoir trouver l’origine pathologique du blocage qui peut être situationnelle quand l’homme peine à jouir via la pénétration sans éprouver de difficulté particulière lors de la masturbation ou d’autres pratiques sexuelles avec sa partenaire.

  • La phobie du vagin ou bien un manque de sensibilité empêchant l’homme de ressentir du plaisir au niveau du pénis (l’équivalent de la frigidité de la femme) peuvent l’expliquer. Généralement, c’est une masturbation excessive ou une consommation abusive de la pornographie qui va diminuer la sensibilité au sexe féminin ou le potentiel d’excitabilité face au corps réel.
  • L’homme est comme coupé de son corps. Bien que capable d’excitation émotionnelle et visuelle, il est insensible aux caresses, le plaisir corporel est alors trop faible pour engendrer une éjaculation, voire une érection.
  • La problématique du projet parental influence également l’éjaculation si l’homme ne se sent pas prêt à assumer le désir d’enfant.
  • L’obsession du contrôle est quant à elle à bannir : « Ce n’est pas la performance qui permet l’orgasme, c’est le lâcher-prise. Il faut connaitre l’ensemble de son corps afin d’instiguer un climat de confiance en soi, en l’autre. Le Kamasutra prête d’ailleurs tout un chapitre à la mise en confiance » (Pierre Simon).
  • Un mauvais apprentissage de la sexualité, une éducation trop stricte menant à une stigmatisation de la jouissance comme des traumatismes plus graves peuvent aussi entrer en jeu.

LE/LA PARTENAIRE

Il/elle n’est pas épargné(e) par la souffrance psychologique de l’homme. C’est souvent son inconfort qui va pousser l’homme à dépasser les sentiments de honte et de culpabilité pour briser le silence, surtout s’il est engagé affectivement et qu’il souhaite fonder une famille ou satisfaire pleinement son conjoint(e). Laurence, 37 ans, de Salbris (41) confie : « au début, c’était l’horreur. C’était une situation nouvelle pour moi, je n’avais pas de comparaison et je m’inquiétais pour lui. Je me suis remise en question : que puis-je faire pour éviter ce blocage ? ». Le/la partenaire n’a pas le rôle facile. Dans certains cas, sa patience et son empathie mettront l’homme en confiance ; dans d’autres, il/elle aura une attitude maternelle, privant l’homme d’un facteur d’excitabilité.

QUE FAIRE ?

Il est d’usage de se confier à un sexologue ou psychothérapeute pour amorcer le travail, qui peut être suivi par l’apprentissage de techniques psycho-corporelles pour mieux connaître son corps. Bien qu’il y ait beaucoup de pression sociale sur les hommes vis-à-vis de la confidence, ils cherchent des réponses et de l’information. La solution n’est pas dans la pharmacologie, limitée dans ce secteur mais dans une démarche d’introspection. Consulter un andrologue peut aussi apporter des réponses.

A NE PAS CONFONDRE AVEC

L’éjaculation rétrograde : lorsque le sperme n’est pas émis à l’extérieur de la verge mais repart dans la vessie. Dans ce cas-ci, l’homme atteste de la présence d’un orgasme mais sa fertilité est impactée.

Informations recueillies auprès du Dr Delavierre, andrologue et de Monsieur Simon, psychothérapeute sexothérapeute officiant à Orléans.

Illustration par Frédéric Louineau – exercice.hebdo

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